Présentation

Le programme de mise en valeur

Lieu de vie, de travail et de loisirs, le littoral de l’Hérault est soumis à de très fortes pressions. Les clientèles touristiques profitent chaque année des nombreuses activités favorisées par cet environnement.

D'autre part, les milieux naturels fragiles comme les dunes et les lagunes ont subi de profondes évolutions. Ces enjeux sont soumis au risque d’érosion du littoral engendré par l’action des houles et de la dérive littorale. Au cours du temps, cette dérive transporte de moins en moins de sable suite à l’anthropisation des fleuves (barrages, dragages…) qui apportent des volumes de sables en mer de plus en plus faibles.

Littoral 1

Les tempêtes peuvent amplifier ce phénomène d’érosion et sont également à l'origine de submersions marines qui ont pour conséquence une inondation temporaire des zones littorales et rétro-littorales les rendant très vulnérables. De plus, ces effets de submersion marine sont accrus par la hausse du niveau marin liée aux effets du changement climatique.

La Mission Racine (1963-1982)

 L’érosion de ces plages s’est accélérée à partir des années 60 lors de la "Mission Racine", démarche volontariste de l’Etat qui a souhaité mener une politique d’aménagement global afin de dynamiser l’économie et valoriser le potentiel touristique encore inexploité de l’Occitanie. L’objectif était la construction de six grandes unités touristiques: l'une des plus emblématique étant la nouvelle station balnéaire de La Grande-Motte. Des structures portuaires et zones industrielles ont été également construites sur ce littoral. Ainsi, de nombreux espaces naturels tels que les cordons dunaires et les plages ont été largement réduits et ne possédent plus d'espaces suffisants pour se développer correctement afin de jouer leur rôle naturel de protection contre les submersions marines. L’artificialisation massive des côtes et des milieux naturels durant la Mission Racine a fortement perturbé le transit sédimentaire et a favorisé le recul du trait de côte. Suite à ce développement rapide, les infrastructures sont devenues nombreuses sur le littoral et l’Etat a décidé de mettre en place de nombreux ouvrages de protection en dur (digues, brise-lames, épis…) afin de fixer le trait de côte et préserver l’économie régionale.

La Mission Littoral

Dans les années 2000, l'Etat engage une nouvelle réflexion avec les collectivités locales d'Occitanie : la Mission Littoral. L'importance des risques littoraux sur le territoire n'est plus à démontrer, et les solutions de protection en dur (enrochements, epis, brise-lame, ...) montrent leurs limites et leurs effets négatifs. Il s'agit de réfléchir à de nouvelles modalités d'intervention. Des études stratégiques sont engagées par secteur géographique homogène pour caractériser l'importance des risques littoraux et définir des grands types d'aménagement. Ces études aboutissent à des schémas directeurs qui guideront l'aménagment du littoral jusque dans les années 2020. Les solutions dites "douces" (renaturation des cordons dunaires, recul stratégique d'enjeux) sont privilégiées.

Le Département de l'Hérault prend part à cette réflexion et porte les études stratégiques sur certains secteurs de l'Hérault.

Stratégie Nationale de Gestion Intégrée du Trait de Côte

En 2012, l’Etat a adopté une stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte (SNGITC), qui reprend en grande partie les travaux conduits lors de la Mission Littoral. Elle constitue une feuille de route pour l’Etat en terme de prise en compte de l’érosion côtière dans les politiques publiques d’aménagement. Elle fixe des principes communs et des recommandations stratégiques de gestion intégrée du trait de côte, en privilégiant le recours à des techniques écologiques et d’adaptation aux fluctuations du trait de côte ainsi que des opérations dites de «recomposition spatiale » (autrefois nommé « recul stratégique d’enjeux»).

Au cours de l’été 2018, l’Etat a formalisé la transcription régionale de cette stratégie à l’échelle de l’Occitanie en élaborant la Stratégie Régionale de Gestion Intégrée du Trait de Côte (SRGITC Occitanie).

Les interventions du Département de l'Hérault pour l'adaptation aux risques littoraux

Littoral 2

Depuis une quinzaine d’années, l’objectif du Département est d’accompagner les collectivités locales dans leurs stratégies d’adaptation aux risques littoraux et des effets liés au changement climatique via des financements d’études et/ou travaux en adéquation avec la SNGITC et SRGITC Occitanie.

Le Département a par exemple contribué à des financements pour des travaux de mise en valeur du lido de Sète à Marseillan, du lido de Frontignan ou encore des travaux de protection de la côte ouest de Vias.

Le Département a également porté directement des travaux en maitrise d’ouvrage ou co-maitrise d’ouvrage tels que la reconstruction du cordon dunaire de Fleury d’Aude, la construction d’un cordon dunaire à Villeneuve-lès-Maguelone ou une partie des travaux d’aménagement durable du Petit et Grand Travers à Mauguio-Carnon.

Il conduit également des études en maîtrise d’ouvrage, en partenariat avec des EPCI afin de mieux comprendre l’évolution morpho-dynamique du littoral dans le but d’identifier des préconisations de gestion du trait de côte (voir section « Suivi du littoral Ouest-Hérault »).

Les grands travaux de réaménagement du littoral héraultais de ces 15 dernières années sont résumés sur le document ci-dessous.

Des fiches par commune ont été réalisées afin de de détailler  les moyens mis en oeuvre pour chaques grands travaux de protection sur le littoral héraultais (voir les autres sous-thèmes).

Travaux de protection et de mise en valeur du littoral héraultais des 15 dernières années
Travaux 15 dernieres annees